Spectacle

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Une année triomphale,
221 représentations à Paris...
ça c'est Padam Padam !

Un spectacle musical émouvant et tonique, qui fait swinguer la grande chanson française en rendant hommage à l'un des plus grands compositeurs du vingtième siècle, Norbert Glanzberg — "Padam, padam", "Les Grands boulevards", "Mon Manège à moi" ou... "Ça, c'est de la musique !"

Cet inconnu de génie, déclaré par Goebbels : "artiste juif dégénéré", réfugié en France à la fin des années trente, compositeur aussi prolifique qu'inspiré, a écrit la musique de dizaines de monuments de la chanson française... pour Piaf, Dalida et Montand et a inspiré Étienne Daho, Arthur H et Catherine Ringer.

Isabelle Georges, éblouissante, et trois touche-à-tout de génie, Frederik Steenbrink, Jérôme Sarfati et Edouard Pennes... voix et instruments (piano, contrebasse, guitare manouche...), mettent en lumière cette vie prodigieuse et ce répertoire qui puise dans la verve des plus grands paroliers, de Pierre Delanoë à Michel Rivgauche, de Jean Constantin à Jacques Plante. Un voyage étourdissant dans la bande originale des années 40-50... qui donne l'irrésistible envie de fredonner ces airs qui tournent dans nos têtes — et que les moins de vingt ans ne demandent qu'à connaître.

Ses chansons sont autant de bulles d'oxygène, de pieds-de-nez malicieux et poétiques à la bêtise et à l'intolérance, dignes d'un homme à l'esprit acéré et à l'humour ravageur !

Pourquoi Norbert Glanzberg ?

Josette Milgram-TodorovitchLe 25 mars 2009, Isabelle Georges est invitée par l'orchestre de Mulhouse pour une rétrospective de l'œuvre de Norbert Glanzberg qui marie les grandes chansons à la Suite Yiddish et aux Holocauste Lieder

Un concert événement qui donne à Isabelle le désir de raconter l'histoire incroyable de cet homme, de puiser dans ce répertoire pour créer un vrai spectacle avec la complicité de Jean-Luc Tardieu. 

Josette Milgram-Todorovitch, coauteur et productrice de Cabaret Terezin, enthousiasmée par le projet, décide d'accompagner Isabelle dans cette très belle et nouvelle aventure qui crée l'événement de l'été 2010 au Théâtre La Bruyère avant de poursuivre son histoire d'amour avec le public et la presse au théâtre des Mathurins et à la Gaîté-Montparnasse.

Le point de vue de Jean-Luc Tardieu

Jean-Luc TardieuLe petit garçon a quatre ans. C'est sa « première séance ». Le film est muet, mais un orchestre l'accompagne. Première émotion artistique : le cœur de l'enfant fait « Pampam... pampam... pampam... ».

Dans sa langue, il demande à sa mère : « Maman, pourquoi la musique elle rit et elle pleure ? » Le pacte est scellé : la musique sera sa vie. La musique sera sa vie, mais sa vie ne lui réservera pas qu'harmonie. Aux « pampam » des battements de coeur du petit juif polack de Galicie, succèderont vite les « pampam » d'un cœur angoissé par la fuite, la clandestinité, les arrestations, les humiliations d'un anonymat obligé, les fausses identités, seules chances de survie d'un jeune homme qui n'est pas né au bon endroit, au bon moment. 

Les chansons qui ne peuvent pas être signées se vendent en sous-main, dépossédant leur auteur de leur succès. Les mélodies, parfois nées en d'obscurs réduits dont on a vite fait le tour, vont, elles, faire le tour du monde. Les plus grandes voix s'en emparent, voix d'hier, voix d'aujourd'hui et sans doute voix de demain: Edith Piaf, Maurice Chevalier, Tino Rossi, Mistinguett, Yves Montand, Pétula Clark, Whoopi Goldberg... Leurs voix le sauvent. À son tour, à la Libération, temps troublés où les sauveurs seront les sauvés, il en sauvera certains. Jouer sa musique, chanter ses chansons, c'est entendre surgir, dans le vent tumultueux de l'Histoire, la voix d'un homme qui, au milieu des bruits de bottes, a aussi su écouter les pulsions d'un cœur sentimental, vibrant violemment aux belles (et nombreuses!) figures féminines croisées. Ainsi naîtra « Padam, padam » devenu comme l'hymne international de Paris et de l'amour. Suivront, tout aussi populaires, « Mon manège à moi... », « Ça, c'est d'la musique ! », « Chariot », alias « I Will Follow Him... », et tant d'autres ... Sans le savoir, nous connaissons cet inconnu célèbre.

Quatre interprètes, Isabelle Georges, Frederik Steenbrink, Jérôme Sarfati et Edouard Pennes... Instruments (piano, contrebasse, guitare manouche...) et voix mêlées, mettent en lumière cette vie prodigieuse et ces airs si ancrés dans la mémoire collective.

On le sait : « Longtemps, longtemps après que les poètes ont disparu, leurs chansons... ». Les battements du cœur sont indémodables.

« Padam... Padam... »

LE POINT DE VUE DE CYRILLE LEHN, ARRANGEUR

Cyrille Lehn« Une chanson est une alchimie entre un parolier, un compositeur, un interprète, ses musiciens et un arrangeur. Dans Padam Padam, des artistes d'aujourd'hui font revivre un patrimoine légué par des artistes d'hier. Certaines chansons très célèbres ont été gravées par d'immenses interprètes. Pour les offrir au public actuel, il faut leur insuffler de nouveaux rythmes, des harmonies neuves, une instrumentation différente– et c'est ce que je me suis employé à faire, en étroite collaboration avec Isabelle et ses musiciens. Chaque chanson évoque une histoire, la musique doit elle aussi "raconter". Les instruments choisis (piano, guitare manouche, contrebasse...) évoquent le jazz de Django Reinhardt, mais aussi le parcours itinérant de Norbert Glanzberg. Oser des clins d’œil à plusieurs genres musicaux (jazz manouche, samba, gospel, rock) propose d'autres lectures d'une œuvre connue et montre l'universalité de ces chansons. »

NORBERT GLANBERG, COMPOSITEUR

Norbert Glanzberg1910 : Norbert naît à Rohatyn, Galicie.
2010 : Padam Padam est créé à Paris

En 1911, Norbert a un an quand la famille Glanzberg fuit la Pologne pour se réfugier en Bavière. Enfant prodige, qui danse sur les tables en jouant du violon à la moindre occasion, il est engagé à 19 ans comme chef de chœur et assistant chef d'orchestre à Aix-la-Chapelle, où il croise Bela Bartok et Alban Berg. En 1930, il écrit ses premières musiques de film pour Billy Wilder et Max Ophüls. Jusqu'à ce que Goebbels le décrète « artiste juif dégénéré». Norbert s'exile à Paris où il rencontre, en 1936, un autre apatride, Django Reinhardt, avec lequel il va faire du bal musette, quand il ne joue pas de piano dans les maisons closes de Pigalle. Pour Lys Gauthy, il écrit en 1938 Le bonheur est entré dans mon cœur.  Il devient compositeur et renoue avec le succès.

1939 : il est mobilisé dans l'armée polonaise stationnée en Bretagne. Démobilisé en 1940, Norbert rejoint Marseille et la zone libre (à pied!). L'impresario Félix Marouani l'engage pour tourner avec Tino Rossi et Édith Piaf, qui en font leur protégé. En 1942, réchappé des rafles, il est dénoncé et emprisonné : l'actrice Marie Bell organise sa fuite avec l'aide d'un gardien de prison corse. Jusqu'en 1944, il est caché chez René Laporte à Antibes, où il rencontre la résistance intellectuelle : Paul Éluard, Jacques Prévert, Aragon, Elsa Triolet, Picasso…

Dès l'épuration, il contribue à la libération de Maurice Chevalier et de Mistinguett, soupçonnés de collaboration. De 1946 à 1948, il part en tournée internationale avec Charles Trenet et Tino Rossi (Tout le long des rues). En 1948, Édith Piaf crée Padam, padam sur des paroles d'Henri Contet. La Môme interprète également Au Bal de la chance, Sophie et Mon manège à moi que lui empruntera Yves Montand (qui interprète aussi Moi j'm'en fous et Les Grands Boulevards).

Il écrit pour Lucienne Delyle ou Georges Guétary. À partir de 1953, il compose nombre de musiques de films (Michel Strogoff, La Sorcière ou La Mariée est trop belle). Les années 50 sont des années fastes dont il symbolise la légèreté et la frivolité – dans ce Paris d'après-guerre avec son irrépressible parfum de revanche, aux antipodes de la frilosité actuelle : Norbert n'a peur de rien – et l'a prouvé toute sa vie. Il écrit pour Henri Salvador et Colette Renard, qui triomphe avec Ça c'est de la musique. La vague yéyé balaie tout mais, il continue à produire pour Jacques Hélian (Nabuchodonosor, écrite avec Pierre Delanoë en 1961), Dario Moreno, Luis Mariano et Francis Lemarque. Et jusqu'aux années 70, il compose pour Pétula Clark, Dalida et Mireille Mathieu. 1983, grand retour à ses amours d'enfance : la musique classique. Il s'attelle à la composition d'une suite de lieder, les Holocaust Songs, inspirés de poèmes écrits par des déportés, La Mort est un maitre venu d'Allemagne. En 1985, il compose un concerto pour deux pianos, La Suite Yiddish, inspirée d'Isaac Bashevis Singer : Le Magicien de Lublin. Redécouvert par la radio bavaroise, il reprend la scène en 1998 : un concert est donné en son honneur avec l'actrice Hanna Schygulla dans la cathédrale de sa ville d'enfance où un an plus tard, il enregistre Noël c'est l'amour. Un vaste projet l'occupe en 2000 : l'orchestration de la Suite Yiddish, créée par la Philharmonie de Lorraine sous la direction de Fred Chaslin, qui sera donnée par la Philharmonie de Jérusalem et de Würzburg.

Norbert meurt le 25 février 2001.

04 mai 2018 - Philharmonie de Paris

221 Avenue Jean Jaurès, 75019 Paris

29 décembre 2017 - Bal Blomet

33 rue Blomet 75015 Paris

21 décembre 2017 - Théâtre des Champs-Élysées

15 avenue Montaigne 75008 Paris

livre-nous-y-voila

Nous y voilà

Je suis Je ne suis pas simple Je ne suis pas carré Je ne suis pas malade...

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Broadway Enchanté

Ce disque est né de l’envie d’Isabelle Georges de partager sa passion...

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Photos
  • Frederik au Studio Actousti
  • Padam Fête Théâtre Musical Comédia Paris
  • Loge Isabelle Théâtre La Bruyère
  • Montage Padam Théâtre La Bruyère
  • Padam Chorégies d'Orange Fête de la musique